Plus d’une dizaine de morts , 3 blessés ; des motos et greniers incendiés ; des maisons détruites ; des centaines d’animaux emportés ; et plusieurs autres dégâts matériels. C’est le bilan de l’attaque terroriste perpétré contre le village de Kani Bonzon, chef-lieu de la commune du même nom, dans le cercle de Bankass. C’était hier, jeudi 23 février, dans l’après-midi. Au moment où nous publions cette information, le gouverneur de la région de Bandiagara se trouve sur place.
Le cercle de Bankass vient, à nouveau, d’être endeuillé. La liste des veuves, des orphelins vient donc d’être augmentée dans ce cercle martyr.
En effet, hier, 12 personnes ont trouvé la mort dans une attaque terroriste contre le village de Kani Bonzon, dans le cercle de Bankass, région de Bandiagara. Selon des sources locales, le secrétaire général par intérim de la Mairie, Sékou Togo ; son père ; l’imam par intérim du village ; le 1er vice-président du conseil local de la jeunesse de Kani Bonzon font partie des victimes. « L’attaque a lieu dans les environs de 16 heures, ce jeudi. Le bilan humain est lourd. On a compté 12 morts dont une femme. », précise un responsable du conseil local de la jeunesse du cercle de Bankass présent à Kani Bonzon depuis ce matin. Au-delà des morts, 3 autres personnes ont été blessées lors de cette attaque dont 1 femme. Ce n’est pas tout, les forces hostiles à la paix ont incendié 10 motos et une vingtaine de greniers remplis de mil. Ils ont également, selon nos sources à Kani Bonzon, détruit 18 maisons et emporté plus de 300 animaux.
Une attaque qui doit interpeller les autorités
Kani Bonzon est situé à 12 kilomètres de la ville de Bankass. L’attaque terroriste meurtrière, selon des sources locales, a eu lieu dans les environs de 16 heures. « L’armée n’a pas pu intervenir pour sauver les civils. C’est jusqu’après l’attaque que des hélicos ont survolé le village. Mais aucun assaillant n’a pas être interpellé », regrette notre interlocuteur qui s’inquiète pour la ville de Bankass qui n’est située qu’à 12 kilomètres. Au-delà de la ville de Bankass, la menace pèse pour toute la région de Bandiagara.

Cette attaque doit donc attirer l’attention des autorités de la transition sur la fragilité de la situation sécuritaire dans la 19ème région administrative du Mali, notamment dans le cercle de Bankass. Il est important, pour la résolution de cette crise, que les autorités prennent en compte les préoccupations et propositions des populations locales.
Par ailleurs, il faut souligner que le gouverneur de la région de Bandiagara est arrivé sur place depuis 4 heures du matin. Et au moment où nous mettons cette information sous presse, il échange avec les autorités locales et les populations de Kani Bonzon.
Boureima Guindo