
Sur plainte du nouveau bureau du Haut Conseil des Maliens de France dirigé par Mme Dalla Dramé, l’ancien président, Demba Diabira, en visite à Bamako, a été interpellé et placé sous mandat de dépôt par le tribunal de grande instance de la Commune IV du district de Bamako. Deux chefs d’accusation sont retenus contre lui, notamment : « Usurpation de titre et de qualité » et « Abus de confiance et de complicité ».
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la crise créée au sein du Haut Conseil des Maliens de France depuis l’élection, le 30 juin dernier, de Mme Dalla Dramé. Refus de passation, usurpation du titre et de qualité de président du Haut Conseil des Maliens de France, tenue de réunions clandestines, convocations illégales d’assemblées générales… sont, entre autres, les pratiques peu orthodoxes reprochées à Diabira.
Des jeux troubles
Toute la crise est partie de l’élection de la nouvelle présidente du Haut Conseil des Maliens de France.
En effet, en tant que président sortant, Demba Diabira est celui qui a organisé, le 30 juin dernier, l’assemblée générale élective au cours de laquelle Mme Dalla Dramé a été élue haut la main. Sa victoire, selon nos sources en France, n’a fait l’objet d’aucune contestation. Lui et tous les candidats malheureux, y compris celui qu’il soutient, ont félicité la présidente élue. Mais le hic est qu’après l’élection, Demba Diabira a refusé de faire la passation de charges à la présidente élue. Pire encore, il a continué à se faire passer pour le président du Haut Conseil des Maliens de France. Selon notre source en France, il a plusieurs fois agi en tant que président du Haut Conseil des Maliens de France, titre qu’il n’a pas. La preuve : le 19 octobre dernier, Demba Diabira a convoqué une assemblée générale. Une décision qui a été dénoncée par le bureau de Mme Dalla Dramé. Au-delà de l’usurpation de titre, il est reproché à Demba Diabira de faire échouer les négociations pour la mise en place d’un bureau consensuel.
Pire encore, les injonctions qui lui ont été données par Habib Sylla, le président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, afin qu’il arrête l’usurpation du titre et de qualité de président du HCMF, ainsi que la mise en demeure envoyée par l’avocat de l’actuel bureau, ne lui ont pas empêché de continuer ses pratiques nuisibles à l’unité des Maliens de France et au bon fonctionnement du Haut Conseil des Maliens de France.
De l’interpellation au mandat de dépôt
Selon nos sources, Demba Diabira est arrivé à Bamako dans une mission de déstabilisation du Haut Conseil des Maliens de France. Dès son arrivée, le bureau du HCMF conduit par Mme Dalla Dramé a porté plainte contre lui. Il a ainsi été interpellé vendredi dernier par le Commissariat de police du 14ème arrondissement qui l’a mis en garde à vue. Ce mardi, un juge d’instruction du tribunal de la Commune IV du district de Bamako a décerné un mandat de dépôt contre lui pour deux chefs d’accusation : « Usurpation de titre et de qualité » et « Abus de confiance et de complicité ».
Les complices de Demba Diabira
Dans ce dossier, il nous revient que Demba Diabira n’est pas seul. Il aurait des complices qui l’accompagnent dans ses troubles. Selon nos sources, Tountou Magassa, Séga Doucouré, Alassane Keita, Diocounda Camara dit Harouna, Yéra Dembélé, Issa Diallo, président intérimaire de l’AIGE, Bakary Camara, Hady Diarra…sont accusés d’être complices de Demba Diabira. Une source proche du dossier nous confie également que les complices de Demba Diabira qui ne sont pas sur place feront l’objet de mandats d’arrêt internationaux.
La rédaction