Mouvement Dana Ambassagou : Rencontre entre le bureau national et les branches des régions de Ségou, San et Mopti autour de l’actualité

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Face à la situation actuelle, le bureau national du mouvement Dana Ambassagou a rencontré les branches des régions de San, Ségou et Mopti afin de s’imprégner de la situation sécuritaire qui y prévaut. L’objectif était également de les informer sur les différents processus de désarmement, démobilisation et réinsertion. Lors de cet échange, les intervenants ont particulièrement dénoncé les accords locaux qui compromettent les efforts de rétablissement de la sécurité dans les différentes zones, ainsi que les financements locaux dont bénéficient les groupes armés terroristes grâce à la soumission des populations sous leur emprise. Enfin, ils ont souligné la nécessité d’une intervention commune des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel au niveau des frontières, en collaboration avec les chasseurs.

Dans son discours, Boubacar Koumaré, chasseur originaire de Dogofry, dans la région de Ségou, a réitéré leur engagement au sein du mouvement Dana Ambassagou. « Nous avons rejoint Dana Ambassagou en 2021. Nous avons adhéré à ce mouvement parce qu’il ne s’agit pas d’une question politique, mais d’un combat pour la nation », a-t-il expliqué, avant de détailler les raisons qui les ont poussés à prendre les armes.

De son côté, Souleymane Fané, chasseur originaire de Macina, a d’abord dénoncé les accords locaux avec les terroristes. Il a plaidé pour l’unité des chasseurs et une collaboration renforcée entre l’armée et Dana Ambassagou. « Nous nous sommes unis pour aider à sauver le pays. Nous souhaitons que l’État travaille avec les chasseurs pour protéger la nation », a-t-il déclaré, tout en déplorant les difficultés rencontrées par les populations de Macina, notamment la menace qui pèse sur la saison des pluies.

Les représentants des chasseurs de San, au nombre de trois, ont tour à tour critiqué les accords locaux de paix avec les terroristes. « Les accords locaux posent énormément de problèmes. Quand on signe ces accords, on devient complice de ces derniers. Les chasseurs ne sont pas les ennemis des militaires. Si les militaires collaborent avec nous, nous mettrons fin à la guerre dans deux ans », a affirmé Adama Somboro. Salif Guindo a ajouté : « Les accords locaux sont nos véritables problèmes. Ceux qui s’y opposent soutiennent l’État, tandis que ceux qui les acceptent deviennent complices des terroristes. » Ces deux intervenants ont sollicité une collaboration étroite entre les chasseurs et l’armée.

M. Guindo a ensuite expliqué les raisons pour lesquelles Dana Ambassagou a pris les armes. « Nous avons pris les armes pour défendre le pays. Nous les avons prises pour aider la nation et protéger les populations civiles », a-t-il souligné.

Enfin, Soucko Karakodio, issu de la commune de Lanfiala, a insisté sur les défis liés à la gestion des frontières. Il a plaidé pour une collaboration étroite entre les forces armées maliennes et burkinabè.

B. Guindo

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