Sortie de crise au Mali : Yeah Samaké appelle les forces politiques et sociales à se « ressaisir »

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Le président d’honneur du Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP) a profité de l’inauguration d’une école de sa fondation, Empower Mali, à Sibiribougou pour inviter les forces politiques et sociales maliennes  à se ressaisir et à travailler sans relâche pour sortir le Mali de la crise. A l’endroit des autorités de la transition, il a également formulé des recommandations.

Au Mali, la situation sociopolitique n’est pas toujours rose. Au-delà de la situation sécuritaire  qui n’est toujours pas maitrisée, les tensions sont vives sur le plan social à cause de la cherté de la vie, et sur le plan politique.

Pour Yeah Samaké, il faut tirer quelques bénéfices de cette période de transition tout en évitant une nouvelle sortie de la trajectoire de la rectification.

Les forces politiques et sociales appelées à se « ressaisir »

Sans langue de bois, le président d’honneur du PACP a craché sa vérité à toutes les parties pour la sortie de crise au Mali. Son premier message est adressé aux forces politiques et sociales. « Si les partenaires extérieurs ont leur rôle à jouer, c’est aux forces politiques et sociales maliennes qu’il revient en premier lieu de se ressaisir et de travailler sans relâche pour sortir le Mali de la crise multiforme et de la dépendance dans lesquelles notre pays est enfermé », plaide Yeah Samaké.

Yeah Samaké à l’inauguration de l’école de Sibiribougou construite par la fondation Empower Mali

L’ancien ambassadeur a également formulé des recommandations à l’endroit des autorités de la transition. Ce que Yeah Samaké leur recommande, c’est l’organisation d’élections crédibles, libres et transparentes. «Les autorités maliennes doivent œuvrer à finir la transition par des élections transparentes et apaisées, permettant surtout aux citoyens d’élire des candidats qui proposent de réelles solutions de sortie de crise et un véritable plan de relance économique pour notre pays » propose le diplomate  qui estime que « Les acteurs maliens et les partenaires internationaux doivent inscrire leurs actions sur le long terme pour remettre la démocratie malienne sur de bons rails et assainir la gouvernance ».

La cherté de la vie est l’une des difficultés que traverse la transition. A ce niveau, l’ancien maire de Ouéléssébougou a invité les autorités de la Transition à prendre des mesures pour alléger le coût de la vie à travers le panier de la ménagère.

Le temps, l’ennemi de la transition

Yeah Samaké reçu en audience par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga

Yeah Samaké est pour le respect de la durée de la transition. Pour lui, une longue durée pourrait jouer contre la transition, elle-même. « Le premier ennemi d’une Transition c’est le temps !Je note, le premier ennemi d’une Transition c’est le temps ! Plus ça dure plus c’est dur », dit-il avant d’ajouter qu’une «Transition qui dure s’expose à un échec certain ».

Boureima Guindo

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